Courriers

Courrier de Monsieur le Maire
Le collectif a reçu cette lettre annonçant le refus du permis de construire. En effet la DDT a verbalement annoncé que le projet du promoteur ne répondait pas à l'article UB6 du POS. C'est une première victoire. Nous restons tout de même vigilants car le promoteur peut très bien soumettre un nouveau projet. La signature de la pétition reste toujours d'actualité. Nous espérons que Monsieur Septiers fera comprendre à ce promoteur qu'il n'est pas le bienvenu.
Nous défendons toujours l'idée d'un parc municipal et d'un projet culturel lié à la famille Falize.
 



Courriers de la Speff au maire et aux Bâtiments de France
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Courriers aux élus du 8 juin


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Compte-rendu de la réunion du 26 mai envoyé au maire


Le collectif Montrichard a eu plusieurs réunions avec Monsieur Septiers dont une avec le promoteur et l'architecte créateur du projet immobilier. Ce dernier fut très agressif à notre égard voyant notre déception face à son choix architectural puis menaçant sentant que nous ne voulions pas laisser ce projet se faire tranquillement.
La dernière réunion date du 26 mai, avec Monsieur Septiers et le service technique. En voici le compte-rendu :

Monsieur le Maire, suite à notre réunion du jeudi 26 mai,
veuillez trouver ci-inclus un récapitulatif des points que nous avons abordés.

Nous vous avons signalé que :
• nous avions aujourd’hui plus de 560 signatures.(710 aujourd'hui 4 juin)
les morétains ne comprennent pas votre position de non-opposition au projet d’immeuble du 11 rue Montrichard.
• tous les morétains que nous avons contactés même «excentrés» ( gros bois, quartier du collège...) sont furieux et s’opposent fermement à cette destruction. Ils ne comprennent pas que l’on sacrifie une telle propriété et un tel parc (faisant partie du patrimoine de Moret) au profit d’un promoteur mercantile (ce qui est un pléonasme).
• les morétains sont enthousiastes face au projet transgénérationnel que nous proposons
les menaces d’un éventuel procès du promoteur envers vous sont injustifiées.
Un promoteur évite ce genre de contre publicité. Un petit mot à l’Association des Maires de France et il serait black-listé.
• vous étiez en droit d’exiger du promoteur certaines contraintes (ne pas couper les arbres de plus 30 ans, parking souterrain...) qui rendent son projet inintéressant financièrement.

Nous vous avons proposé :
• de faire jouer le droit de préemption de la commune quitte à revendre la propriété plus tard, permettant ainsi de bloquer la vente au promoteur.
• l’inscription à l’inventaire des monuments historiques et du patrimoine de ce site exceptionnel dans le périmètre historique de la porte de Samois.
• à défaut de cette inscription, la protection de la Maison Falize et de son parc par les instances de Conservation Régionale du Patrimoine :
ce qui ne coûte rien à la commune, ce qui n’empêche en rien la vente privée du site protégé, ce qui n’empêche en rien d’envisager l’intégration raisonnée du site dans un projet intercommunal (par exemple le projet proposé par le Collectif rue Montrichard), ce qui oblige le ou les acquéreurs à la préservation du site dans le temps dans l’intérêt général de Moret.
Anticiper le futur passage obligé vers le PLU en délimitant formellement des zones protégées contre toute spéculation de promotion immobilière incongrue.

Vous nous avez signalé que :
• vous aviez contacté un architecte conseil de la DDT (rdv sur place le 24 juin)
• vous aviez contacté le CAUE et demandé une étude
• vous attendiez de nous des arguments pour vous aider à refuser le permis
• le permis est reporté en septembre pour cause de manque de pièces à la DDT

Monsieur le maire nous aimerions dans un premier temps que vous exposiez au
promoteur vos réticences sur ce projet par le biais d’un courrier comme l’a fait le maire d’Aulnay-sous-bois (celui-ci n’avait pourtant pas l’alibi du périmètre historique) :


Rue de Pimodan : après les promoteurs, le temps du bonheur…

Après une pre­mière réunion orga­ni­sée le 18 février der­nier, une cen­taine de per­sonnes avait de nou­veau pris place salle Dumont afin de faire le point sur la situa­tion des rues de Pimo­dan et Henri Bar­busse, aux prises avec le pro­jet immo­bi­lier d’un pro­mo­teur privé. Inutile de ména­ger le sus­pense, le maire Gérard Ségura l’a annoncé : le pro­mo­teur se retire du pro­jet.  Pour­tant, régle­men­tai­re­ment par­lant, rien n’empêchait ce pro­mo­teur d’aller au bout de son pro­jet. La mai­rie pou­vait, tout au plus, retar­der l’échéance en traî­nant les pieds pour accor­der le per­mis de construire. Toutefois, le pro­mo­teur semble avoir été sen­sible au cour­rier du maire, pré­lude à cette heu­reuse issue. La foule a évidem­ment réagi très favo­ra­ble­ment à cette annonce. Mon­sieur Ségura a néan­moins rap­pelé que ce sec­teur de la ville res­tait sous la menace des pro­mo­teurs, dans la mesure où il se situe dans une zone inter­mé­diaire (zone UD) au niveau du plan local d’urbanisme (PLU), qui per­met de mon­ter jusqu’à quatre étages. Il a évoqué la pos­si­bi­lité d’étendre le péri­mètre d’études sur cette zone afin de la pro­té­ger de l’appétit des pro­mo­teurs pen­dant deux ans, avant la révi­sion pro­gram­mée du PLU.

Vous nous faites confiance en nous accordant votre écoute, en nous proposant un dialogue
 constructif dans le cadre de la sauvegarde du Patrimoine et du site de Moret.
Vos nombreux administrés signataires de la pétition et le collectif Montrichard vous rendent cette confiance et souhaitent ardemment élaborer avec vous un plan de protection du domaine sis 11 rue Montrichard.

Vous remerciant, ainsi que l’équipe municipale et les services techniques de l’attention et l’aide accordées à cet important dossier, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments déterminés et distingués.



Lettre ouverte du 7 mai